Insigne 1/4 Gascogne

Escadron de Chasse 1/4 Gascogne

Insigne 1/4 Gascogne

« Ecu moderne écartelé aux un et quatre d’argent au lion de gueules, au deux et trois du même à la gerbe d’or nouée
également de gueules, le chef de sable chargé des initiales GASCOGNE du premier métal. »

L’entre-deux guerres :

     En 1924 est formé le Groupe de reconnaissance de Cazaux en deux escadrilles issues de la section de Tir et de la section de Bombardement de l’Ecole de tir. Il se présente à son origine comme un satellite de cette école et plus exactement de la Commission d’études Pratiques (CEP) chargée de faire des études et des statistiques de tir et de bombardement et filiale elle aussi de l’Ecole de tir. Le 1er commandant du Groupe est le Capitaine Guyomar.

     A partir de 1932 le site se développe. On y trouve, outre la Commission d’expériences (CE) et le 4ème GAO, l’Ecole de tir partagée en Cours pratique (CP) et la Commission d’études pratiques (CEP), embryon du futur Centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) de Reims. Chaque organisme dispose d’un élément aérien : GAO (section d’entrainement), CE et CP (chacun un groupe d’avions), CEP (deux escadrilles, chasse et bombardement). La 1ère escadrille est équipée de Nieuport 622 et de Bréguet 19, la deuxième de Bréguet 19 B2. En juillet, une note ministérielle coupe les ponts du groupe à venir avec l’Ecole de tir. L’escadrille de chasse prend le nom de 1ère escadrille du Groupe de grande reconnaissance du camp de Cazaux et celle de bombardement 2ème escadrille. A partir de mars 1933, l’Etat-major souhaite en faire un groupe de guerre et le destine à la reconnaissance. La 1ère escadrille se spécialise dans la reconnaissance de nuit, la seconde dans la reconnaissance de jour. Les deux escadrilles sont équipées de Potez TOE. En juillet de la même année, une note ministérielle rattache la 1ère escadrille à la SAL 28 et la 2ème à la SPA 79. Des pochoirs sont donc confectionnés afin de peindre les nouveaux insignes.

     La création de ce Groupe de grande reconnaissance du camp de Cazaux est formalisé en janvier 1935 avec les escadrilles SAL 28 et SPA 79. En janvier, la 2e escadrille est transformée sur Mureaux 113 R puis sur Mureaux 117 R en avril. En juin, c’est au tour de la 1e escadrille d’être transformée, cette fois sur Potez 540.

     En octobre 1935, le Groupe de grande reconnaissance du camp de Cazaux devient le Groupe de bombardement de Cazaux.

     Le 1er avril 1937 intervient une forte réorganisation. Le 3ème groupe du 21ème Régiment de Nancy devient GB 1/19 avec pour escadrilles les F 121 et F 11925.Le Groupe de bombardement de Cazaux devient lui le GB 2/19 avec la SAL 28 et la SPA 79 pour escadrilles. Ces deux groupes forment sur Bordeaux la 19ème Escadre de bombardement. Les fanions des escadrilles sont remis au cours d’une prise d’armes le 13 octobre 1937.

     En mai 1939, les GB 1/19 et GB 2/19 se rendent en AFN pour des exercices annuels de tir et de bombardement, successivement à Ksar-el-Souk, Blida enfin Oran en juin.

Seconde guerre mondiale :

     Le 2 septembre 1939, le groupe se rend sur le terrain de Kalaa-Djerda (Tunisie), puis rentre à Blida le 20 et est rattaché aux Forces aériennes du Nord Tunisie. Le groupe est envoyé à Biskra début octobre pour être rattaché au Groupement d’instruction 19/61.

     Le 3 avril 1940, l’échelon volant du GB 2/19 arrive à Mediouna pour y percevoir des Douglas DB 7. Le GB 1/19 et le BG 2/19 sont transformés sur l’appareil du 11 avril au 18 mai 1940, date à laquelle le GB 1/19 rejoint Cazaux pour participer à la campagne de France. Deux jours plus tard, il rejoint le terrain de Saint-Martin la Campagne près d’Evreux et est rattaché au Groupement de bombardement n° 1. Le groupe effectue sa première mission de guerre le 22 mai. Rattaché au Groupement de bombardement n° 2 le 22 mai, il prend part à une expédition de bombardement sur Cagliari le 24 juin. Celle-ci est manquée par suite de l’usure du matériel. Le 25, l’armistice est signé et les avions sont désarmés.

     Pendant la campagne de France, sur les 26 avions que comptaient les deux groupes au 20 mai 1940, 9 seulement sont revenus en AFN. Sur les 26 équipages engagés (soit 78 officiers et sous-officiers), 24 ont été tués, 2 sont disparus, 6 ont été faits prisonniers et ont été blessés.

     Le 19 août, le GB 1/19 existant est dissous. Son personnel et son matériel fusionnent avec le GB 2/19 et le nouveau groupe prend la dénomination de Groupe de bombardement léger (GBL) 1/19 sous les ordres du commandant Houpert. Le groupe est désigné pour assurer la protection des convois français dans le détroit de Gibraltar le lendemain, et reçoit l’ordre le 21 de se rendre à Meknès en vue d’opérations éventuelles sur Gibraltar. Le bombardement du Rocher est effectué les 24 et 25 septembre.

     Le 8 novembre 1942 débutent les opérations de débarquement des forces anglo-américain en AFN. Un avion de la 1ère escadrille du GB 1/19 est abattu par la DCA anglaise au-dessus d’Alger. Le lendemain, le GB 1/19 reçoit l’ordre de cesser toute résistance. Il stationne à Rovigo afin de reprendre la lutte contre les allemands.

     Incorporé le 20 janvier 1943 dans le Groupement d’instruction n° 26, il est envoyé à Telergma pour y être transformé sur B26 au 1er trimestre 1943.

     Par la note de service n° 9111/3/EMGA du 3 novembre 1943, le nom de « Guyenne » est attribué au GB 1/19, le nom de « Gascogne » étant attribué au GB 2/23. Mais le 9 février suivant, par rectificatif n° 695/3/EMGA à la note de service précédente, il est décidé que le GB 1/19 prend le nom de « Gascogne » tandis que le GB 2/23 prend celui de « Guyenne ». Le 21 février, le GBL 1/19 devient GBM 1/19 « Gascogne ». Malgré les demandes du commandant Secrétan26, commandant du groupe, la note rectificative reste en vigueur et le nom de Gascogne reste associé au groupe 1/19.

     Jusqu’en juin 1944, le groupe poursuit son entrainement collectif et son réarmement sur le terrain de Châteaudun du Rhumel. Le 1er juin, le groupe rejoint la 31e EB en Sardaigne aux côtés des GBM 1/22 « Maroc » et 2/20 « Bretagne ». Il effectue sa première mission de guerre le 15 juin. La Ligne gothique est percée mi-septembre, et le 4 octobre, les deux escadres de B26 (31e & 34e EB) peuvent se poser à Istres après un défilé à Marseille.

     Au cours de la campagne d’Italie, le GBM 1/19 a effectué 55 missions de guerre, soit 350 sorties d’avion en 1600 heures de vol et a lancé 700 tonnes de bombes. Il est cité à l’ordre de l’armée aérienne (décision n° 179).

     Le 11 novembre, la 31e EB rejoint Lyon et commence la semaine suivante les opérations en Alsace.

     Le 2 décembre marque le début des opérations en ALLEMAGNE. Le même jour, le Ministre de l’air épingle aux fanions des trois groupes la Croix de guerre qui fait suite à leurs citations.

     Le 23 mars 1945, le GBM 1/19 effectue sa 100e missions de guerre. Il participe en avril au bombardement des poches de l’Atlantique et effectue sa 118e et dernière mission de combat le 25 avril 1945.

     Au cours de la seconde campagne de France et de la campagne d’Allemagne, le GBM 1/19 a effectué 60 missions de guerre, soit 456 sorties d’avion en 1410 heures de vol et a lancé 580 tonnes de bombes. Il est à nouveau cité à l’ordre
de l’armée aérienne le 27 juin (décision n° 884).

     Au total, entre juin 1944 et avril 1945, le GBM a mené 118 missions. 85 avions ont été endommagés, 10 détruits ; 4 équipages ont été perdus et 7 avions sont rentrés avec des blessés.

     Le 21 juin débutent les missions de transport en AFN afin de rapatrier les prisonniers nord-africains et de ramener en France les familles bloquées en AFN durant la guerre. Le groupe poursuit cette mission à partir du terrain de LyonBron à compter du 11 septembre. Le 1er octobre le groupe fait mouvement vers Mengen (Wurtemberg) au titre de l’occupation, terrain où il reste jusqu’à sa dissolution le 30 avril 1946 avec les groupes Maroc, Sénégal et Bourgogne.

Indochine (1950 – 1955) :

     Dès le 21 octobre 1950, la situation en Indochine conduit l’Etat-major à décider la mise sur pied du GB 1/19. Quatre A26 arrivent à Saigon le 7 novembre et l’entrainement des équipages arrivés de Mont-de-Marsan commence à la mi décembre. Le 1er janvier 1951 intervient la recréation officielle du GB 1/19 « Gascogne » sur la base de Tourane28. Un détachement est maintenu sur Saigon. Le groupe est déclaré opérationnel le 1er mai. Il comprend 15 équipages avec 18 avions en ligne.

     Entre février 1951 et août 1954, le Gascogne a effectué plus de 21000 heures de vols au cours desquels les équipages ont tiré près de 13000 tonnes de bombes, de 1000 roquettes et plus d’un millier de réservoirs de napalm. 9 équipages ont perdu la vie au cours de ce conflit. Il a notamment participé aux opérations « Valence », « Surcouf », « Baroud », « Eglantine », « Bassac », « Léopard » et « Panthère » et a fourni son appui aux opérations « Castor », « Bazar » et « Auvergne ». Il est cité à six reprises à l’ordre de l’armée.

     Le 28 septembre 1955, le fanion du groupe reçoit la fourragère de la Légion d’honneur. Le GB 1/19 Gascogne est finalement dissous le 12 octobre.

Algérie (1956 – 1962) :

     Le 1er septembre 1956 est créé le GB 1/91 « Gascogne » à Oran dont la base aérienne a été choisie pour accueillir le CIEB-B26 (Centre d’Instruction des Equipages du Bombardement sur B26. Le centre est commandé par le capitaine Peigné, le chef mécanicien est le capitaine Laronze, ancien des Groupes Lourds et d’Indochine. Les premiers A26 arrivent des USA en vol, à Mérignac, soit par Terre-neuve, l’Islande, l’Irlande, soit par les Bermudes, les Açores, le Portugal. L’équipage n’est constitué que d’un pilote et un navigateur ou second pilote. Deux avions seront perdus au cours de ces convoyages pour des raisons inconnues.

     L’instruction des équipages terminée, le personnel et le matériel sont répartis en deux Groupes, l’un restant à OranlaSenia, le GB 2/91 Aquitaine, commandé initialement par le commandant Daguin, l’autre, le GB 1/91 Gascogne commandé par le commandant Chesnais, ira à Bône-les-Salines où il s’installe le 26 novembre.

     De nombreuses opérations sont menées conjointement avec les escadrons de chasse de l’armée de l’air stationnés en AFN et l’Aéronavale. Le 1/91 Gascogne accomplit plus de 9000 missions représentant 24000 sorties jusqu’en 1962 et totalise 44300 heures de vol.

     A la fin du conflit algérien, le groupe est rapatrié sur Bordeaux où il est à nouveau dissous le 1er septembre 1962.

L’ère du Mirage IV (1964 – 2005) :

     L’escadron de bombardement 1/91 « Gascogne » est créé le 1er juin 1964 sur la base de Mont-de-Marsan. Il est le 1er escadron à capacité nucléaire, équipé de Mirage IV, au sein des Forces aériennes stratégiques. Il reprend naturellement les traditions du GB 1/91 « Gascogne »29. La mise en service opérationnelle du couple Mirage IV A / AN11 est prononcé le 1er octobre de la même année, et dès le 8 octobre, l’escadron prend sa première alerte nucléaire. Le 19 juillet 1966, au cours de l’opération « Tamouré », le Mirage IV-A n°9 tir une bombe AN21 au centre d’essai du Pacifique.

     La modernisation du Mirage IV se poursuit et le 1er mai 1986,l’EB 1/91 Gascogne est déclaré opérationnel avec le couple Mirage IV-P / ASMP.

     En septembre 1992, à la suite de la dissolution de l’escadron de reconnaissance et d’instruction 01.328 de Bordeaux. Il hérite de la mission de reconnaissance stratégique. Il prend ainsi part aux opérations Crécerelle et Salamandre en Bosnie-Herzégovine sous mandat de l’ONU en 1994 et 1995.

     En 1996, les forces aériennes stratégiques connaissent de profondes mutations. Le 1er GMS est dissous et l’étatmajor décide que les 2000N peuvent assurer seuls la mission nucléaire attribuée à la composante aéroportée. Le 1er août, l’EB 1/91 devient l’Escadron de reconnaissance stratégique 1/91 Gascogne et l’unique utilisateur du Mirage IV dans l’armée de l’air.

     Les opérations s’enchainent pour l’escadron. Opération Condor aux Iles Hanish, contestées entre le Yémen et l’Erythrée, en 1996 pour le compte de l’ONU ; Opération Aladin en Irak en 1998, puis Trident au Kosovo en 1999, Opération Héraclès en Afghanistan en 2001 & 2002 et enfin Tarpan en Irak en 2003.

     Après 40 ans d’activités au sein des FAS, le Mirage IV est retiré du service le 30 juin 2005 après les derniers vols du Mirage IVP n°61 vers Saint-Dizier et du n°62 vers le musée de l’air et de l’espace. Le 31 août, l’ERS 1/91 est officiellement dissous à Mont-de Marsan.

Rafale à Saint-Dizier (2008 - …).

     Le 17 avril 2008, le chef d’état-major de l’armée de l’air décide de recréer le « Gascogne » avec trois escadrilles SAL 28, SPA 79 et BR 66 sous le nom d’EC 1/91 « Gascogne ». La création effective intervient le 1er septembre 2008 sur la BA 113 de Saint-Dizier. L’escadron prend alors ses quartiers dans le bâtiment RAF2, baptisé en l’honneur du capitaine Moriuser « Bouba » mort en service aérien commandé le 06 décembre 2007 lors d’un entraînement au-dessus du massif central.
Depuis, une cérémonie a lieu au mois de décembre de chaque année en sa mémoire, ainsi qu’en l’honneur de POPOR, victime d’un accident de la route en décembre… Le bâtiment est accolé à la zone d’alerte nucléaire, ayant été conçu pour accueillir le premier escadron de dissuasion sur Rafale B. La mise en service opérationnelle du couple Rafale B / ASMPA est déclarée le 1er juillet 2010.

     L’escadron est désormais équipé d’un appareil multi rôle et peut ainsi prendre part à l’ensemble du spectre des missions de l’armée de l’air : dissuasion, permanence opérationnelle dans le cadre de la posture permanente de sécurité, reconnaissance, missions air-sol (Close air support, Air interdiction) avec armement guidé par laser, ou GPS, ou encore missiles de croisière SCALP. A ce titre le Gascogne est d’ailleurs l’escadron référent pour l’armée de l’air pour le suivi de terrain et les missiles de croisière (ASMPA et SCALP-EG).

     Il participe ainsi aux opérations en Libye dans le cadre de l’opération Unified Protector (Opération Harmattan pour la France). A la fin de l’opération, l’escadron a effectué 368 sorties opérationnelles au cours desquelles ont été tiré 7 missiles de croisière SCALP, 57 AASM GPS, 43 GBU12 et 4 AASM-IR. L’escadron est cité à l’ordre de l’armée et se voit attribuer la croix de la valeur militaire avec palme.

     A l’été 2012, une quatrième escadrille est mise ne place au sein du Gascogne. Il s’agit de la Spa 37 qui provient de l’EC 01.004 Dauphiné, dissous en 2010.

     En janvier 2013, le Gascogne comme l’ensemble des escadrons de Rafale se déploie au Tchad dans le cadre des opérations au Mali. Depuis N’Djamena, l’escadron a depuis pris part aux opérations Epervier au Tchad, Sangaris en RCA, Serval puis Barkhane dans la bande sahélo-saharienne. Une nouvelle palme vient orner le ruban de la CVM de l’escadron pour une nouvelle citation à l’ordre de l’armée.

     Depuis l’automne 2014, des équipages du Gascogne sont également engagés dans l’opération Chammal en Irak depuis la BA104 d’Al-Dhafra aux Emirats arabes unis.

     Les opérations extérieures sont autant d’occasions de mettre en valeur la polyvalence des équipages du Gascogne, et par là-même de concourir à la crédibilité de la dissuasion. Le 1/91 continue par ailleurs de s’entrainer de façon spécifique à sa mission principale. Ainsi, du 23 au 25 avril 2014, 2 Rafale de l’escadron ont effectué l’aller-retour sans escale à l’Ile de la Réunion. Les équipages ont ainsi réalisé 10h35 de vol d’une seule traite à l’aller (Istres – Saint Denis), et près de 11h15 au retour (Saint Denis – Saint Dizier). Démontrant leur capacité à réaliser des missions à très longue élongation et établissant au passage un nouveau record.

     D’avril à août 2016, l’escadron assura sa dernière relève du détachement chasse de N’Djamena au profit de la force Barkhane en appui aux pays partenaires de la bande Sahélo-saharienne (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et BurkinaFaso) afin d’éviter la reconstitution de sanctuaires terroristes. A partir du mois de septembre, les efforts basculèrent vers l’opération Chammal avec le déploiement d’un contingent sur la base H5 en Jordanie. Les missions y sont exécutées conjointement avec la 30ème escadre de chasse en soutien aux autorités irakiennes dans le but de lutter contre l’organisation DAECH. Cette relève continue à être assurée à ce jour. En juin de la même année le Gascogne a participé à l’exercice Maple Flag au Canada conjointement avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

     Dans la nuit du 13 au 14 avril 2018, suite à l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien contre sa propre population, les forces armées françaises lancent l’opération de représailles nommée HAMILTON. Aux côtés de moyens aériens et navals des Etats-Unis et du Royaume-Unis, la France assure le contrôle tactique du dispositif ainsi que des frappes par missiles de croisière navals (MdCN) et surtout le lancement de neuf SCALP. De par son expertise, l‘escadron est alors responsable de la préparation de la mission. Parmi les 5 Rafales du Raid, deux équipages du Gascogne prennent part au raid.

     L’année 2019 a été l’occasion pour l’escadron de participer à plusieurs exercices majeurs de coopération interalliée tel que l’exercice OTAN ACE du 20 mai au 9 juin qui a permis d’effectuer des missions conventionnelles complexes dans un environnement interallié dense. L’exercice bilatéral franco-indien GARUDA du 8 au 12 juillet ainsi que PONT BLANK avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont permis d’augmenter les capacités d’interopérabilité entre les nations présentes.

     Suite aux velléités turques et sa volonté de remise en cause des ZEE grecques et chypriotes, l’escadron a participé du 24 au 28 août 2020 à l’exercice Quad Eunomia en coopération avec la Grèce, Chypre ainsi que l’Italie. Cet exercice a permis de développer l’interopérabilité entre les bâtiments de surface et la composante aéroportée ainsi que de tester les défenses des navires présents face à une attaque aérienne.

     Du 21 juin au 09 juillet 2021, un équipage de l’escadron a pris part à l’exercice HEIFARA-WAKEA, constitué d’une phase de déploiement en Polynésie française suivie d’exercices de coopération bilatérale avec les Etats-Unis à Hawaï. Cette mission a démontré la capacité de la France à projeter sous très court préavis des avions de combat capables d’enchaîner des missions de haute intensité sur place.

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